Après le Président de l’Assemblée nationale: La société civile affronte l’Opposition politique

L’avenir n°5962 du Vendredi 05 Septembre 2014

Après le Président de l’Assemblée nationale.

La société civile affronte l’Opposition politique


vendredi 5 septembre 2014

Conduite par son porte-parole Kathy Kalanga, les ténors de la société civile ont été reçus hier par les poids lourds de l’Opposition en Rd Congo. Il s’agit du MPCR Jean-Claude Vuemba et l’ECIDé Martin Fayulu. Les questions soulevées feront l’objet d’une déclaration finale de la société civile en vue de la prise de position face aux enjeux de l’heure.

Les ténors de la société civile ont initié une série de consultations avec les institutions de la République, les acteurs politiques et tout décideur et ce, en rapport avec la grogne sociale à la veille de la rentrée scolaire et aux enjeux de l’heure.

Après le Palais du peuple où elle a été reçue par le Président de la chambre basse du parlement, l’Espace inter plate-forme, conduite par son porte-parole, Mme Kathy Kalanga a été reçue hier jeudi 04 septembre 2014 par les députés nationaux, tous présidents nationaux de leurs partis, respectivement Jean-Claude Vuemba Luzamba du Mouvement du Peuple Congolais pour la République à son siège national, dans la commune de Ngiri-Ngiri ; et Martin Fayulu Madidi de l’Engagement Citoyenne pour le Développement (l’ECIDé).

L’entretien entre le député national Jean-Claude Vuemba et les ténors de la société civile a tourné autour de la grogne de la population congolaise, à la veille de la rentrée scolaire et académique dans une conjoncture difficile face à l’engagement pris par le gouvernement d’assurer la gratuité de l’enseignement primaire.

Ils ont aussi parlé notamment du pouvoir d’achat très faible de la population, l’insécurité grandissante, les tracasseries routières, la problématique de la révision et/ou changement constitutionnel, la délocalisation des FDLR, le cas de délestages quotidiens et coupures intempestives de l’eau et de l’électricité pour une population dont les factures augmentent sans relâche, y compris la multiplicité des taxes pour les taxis motos, etc. A ce lot s’ajoute la rumeur sur une probable reconstitution du M23 et la menace de la fièvre hémorragique Ebola.

Il faut dire que la démarche de la société civile conduite par leur porte-parole Kathy Kalanga, consiste à écouter les acteurs de la scène politique nationale de la RD Congo, aussi bien de la Majorité que de l’Opposition. « Leurs analyses, lectures, avis et considérations sur les questions majeures de la vie nationale.

A l’issue de ces consultations, la société civile se fera le devoir d’harmoniser ses vues pour justifier sa prise de position à travers une déclaration finale qui sera rendue publique en dernier lieu, en toute responsabilité », a insisté Mme Kathy Kalanga, porte-parole de la société civile.

Jean-Claude Vuemba salue l’initiative de la société civile

Abordant les questions une par une, JC Vuemba a reconnu le travail qu’abat le ministre de l’EPSP, Maker Mwangu quant à la publication instantanée des résultats des examens d’Etat et aussi la prise en charge de certains enseignants. Cependant, quant à la gratuité de l’enseignement qui est d’application dans les autres provinces, il a demandé aux parents à inciter leurs enfants à prendre le chemin de l’école. C’est à juste titre qu’il s’est interrogé sur le mécanisme à prendre pour que les parents scolarisent leurs enfants.

Il justifie par le fait que dans les provinces et par surcroît dans son Bas-Congo natal, les jeunes filles souffrent de la précocité de la grossesse en raison de la non fréquentation des milieux scolaires.

S’agissant de la situation de surfacturation d’eau et de l’énergie électrique, Jean-Claude Vuemba a dit que c’est de la compétence du ministère de l’Economie qui fixe le montant. En toute honnêteté, il a salué l’initiative de la société civile conduite par son porte-parole Kathy Kalanga, car elle rapproche la base aux politiques.

Martin Fayulu d’accord pour le dialogue

L’élu de Lukunga n’est pas allé par quatre chemins. S’agissant des élections urbaines, locales et municipales, Martin Fayulu ne bronche pas : « il n’y aura pas d’élection à ce niveau puisque le but de ces élections et de démanteler les secteurs et chefferies en vue de créer les tensions sociales ». Pour lui, la gouvernance pose problème que ce soit au niveau de la gratuité de l’enseignement, que de l’insécurité.

Quant au dialogue, il a déclaré qu’il n’est pas synonyme de formation du gouvernement. C’est pour traiter de questions qui fâchent, et pourra prendre 10 à 15 jours. Pour lui, ce dialogue doit être convoqué par un facilitateur neutre.

Par ailleurs, s’agissant de la révision et/ou changement de la constitution, le député national de l’opposition s’est opposé à toute révision, bien qu’il reconnaisse que l’actuelle constitution a des faiblesses.

Le rendez-vous est pris à partir du 15 mars à l’Assemblée nationale où il compte soulever toutes les questions posées par la société civile, à travers son porte-parole, Kathy Kalanga.

Pius Romain Rolland



11/09/2014
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