CONFERENCE DEBAT ANIMEE PAR L’HONORABLE JEAN CLAUDE VUEMBA CE VENDREDI 14 AOUT 2015 DEVANT LES JEUNES DE MADIMBA/KONGO CENTRAL SUR « LA JEUNESSE POUR CHRIST UN PEUPLE DE DIFFERENCE »

CONFERENCE DEBAT ANIMEE PAR L’HONORABLE JEAN CLAUDE VUEMBA CE VENDREDI 14 AOUT 2015 DEVANT LES JEUNES DE MADIMBA/KONGO CENTRAL SUR « LA JEUNESSE POUR CHRIST UN PEUPLE DE DIFFERENCE »

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

En vos titres et qualités respectifs,

Bonjour,

Je voudrai de prime à bord remercier le comité d’organisation de cette conférence –débat pour l’honneur qu’ils m’ont fait d’être compté parmi vous et surtout de l’intérêt et le choix porté sur ce sujet très capital que : « La jeunesse face à la nouvelle citoyenneté ».

Le sous thème qui m’a été confié, lequel revêt un caractère éducatif et politique et en ma qualité d’Elu du peuple, je ne peux qu’encourager et soutenir pareilles initiatives pour orienter la jeunesse afin de préparer et assurer la relève.

Il est important de rappeler aux uns et aux autres que la qualité de Député National est aussi attachée aux valeurs liées à la citoyenneté.

La jeunesse pour Christ un peuple de différence est le thème retenu pour cette conférence.

Il vous souviendra que même au temps de la bible Dieu avait mis un accent sur la Jeunesse, si vous lisez dans le livre d’ Esaïe 65 : 8, la bible nous dit « Ainsi parle l’Eternel : quand il se trouve du jus dans une grappe, on dit : ne la détruis pas, car il y a là une bénédiction ! J’agirai de même, pour l’amour de mes serviteurs, afin de ne pas détruire.

I Timothée 4 :12 « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, et en pureté.

Avant d’entrer dans le vif de notre sujet, je commencerai par définir le concept clé de ce sous thème pour mieux palper du doigt la réalité qui en résulte,

S/thème : La Jeunesse face à la nouvelle citoyenneté

On attend par :

-      La Jeunesse : Etape de la vie qui est entre l’enfance et l’âge viril ou la maturité

-                                         La Citoyenneté : Qualité de citoyen, qui exprime une certaine appartenance à un pays, la citoyenneté constitue à vrai dire, la qualité d’un citoyen jouissant de l’ensemble de ses droits civiques dans un Etat ou dans une communauté politique donnée. Elle demeure aujourd’hui un

principe d’une extrême importance. Elle implique des droits et des devoirs.

-                                         La nouvelle citoyenneté : C’est un état d’esprit, un fondamental incontournable dans la mise en marche de la révolution d’un pays. Il s’agit en fait de la manière de promouvoir dans l’opinion nationale le dépassement de la notion simple d’esprit civique pour celle d’un civisme intégral qui ne sera pas purement théorique mais impliquera un intérêt qui vient de marquer pour beaucoup d’entre nous pour les affaires de l’Etat.

D’entrée en jeu, le concept de la nouvelle citoyenneté consacre donc la découverte ou l’invention d’idées neuves susceptibles d’enrichir le débat social ainsi que le développement culturel ou personnel indispensable à la révolution de la modernité d’un pays.

Elle est une conception libérale et démocratique de la responsabilité publique qui vient compléter la théorie du service public.

En effet, l’initiative à la nouvelle citoyenneté consiste à mettre la jeunesse à sa place de première ressource dont dispose une nation en vue de permettre à la nation d’atteindre ses objectifs, sachant que la jeunesse est l’élite de demain. Ne dit on pas qu’ « Il n’y a pas de succès sans successeur ? ».

L’inclusion des jeunes aux implications directes, économiques, politiques, sociales et culturelles implique la disponibilité des canaux institutionnels pour une participation active dans la vie publique et communautaire. La citoyenneté active peut être considérée comme un engagement social pour réaliser les idéaux de la Révolution d’un pays.

Nous devons avancer la main dans la main pour atteindre les objectifs de la Révolution. Nous devons  être actifs dans la société, en travaillant dans des associations. Nous ne devons pas être divisés, car les enjeux sont très élevés pour notre pays. Les gens doivent se réveiller, et c’est là le rôle de la classe politique. Ils doivent être conscients de la phase critique dans laquelle passe le pays et contribuer à son renforcement. Il faut être moins égoïstes et garder en tête les objectifs du triomphe de la révolution.

Ici dans notre pays, la République Démocratique du Congo, il nous revient de constater que, les jeunes font l’objet de déceptions et de rêves brisés, du fait qu’ils doivent toujours faire face à l’injustice sociale, au manque de possibilités d’engagement civique et politique et aussi parce que le chômage leur semble exacerbé par le favoritisme et le régionalisme. Le profond écart entre l’ancienne génération qui domine la prise de décision et les jeunes qui se sentent exclus de toutes opportunités et n’ont pas voix au chapitre pour façonner leur propre avenir, c’est aussi une question essentielle qui doit être résolue pour assurer à long terme la stabilité du pays. « Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? ».

Aujourd’hui la jeunesse congolaise a peu de confiance des institutions publiques, ce manque de confiance va à l’encontre du développement de notre pays et des principes sacro-saints de séparation du pouvoir entre la jeunesse et la vieillesse. Ainsi elle suscite un conflit entre les générations, état des choses qui peut compromettre l’avenir de tout un peuple.

De nos jours, les organisations religieuses reçoivent le plus de confiance de la part de la jeunesse, plus de 80%, ce qui est presque le même niveau de confiance que celui accordée à la famille. En revanche, la confiance dans les institutions politiques est extrêmement basse, peu de jeunes font confiance aux Institutions de la République qui sont censé gagner la confiance de ces derniers pour leur implication totale au développement de notre pays la République Démocratique du Congo.

Notre pays gagnera en efficacité lorsque le gouvernement sera à mesure de faire impliquer la jeunesse dans le développement de la République en organisant d’autres secteurs de base notamment : La Justice, la Police, la Politique, la Presse, l’éducation, les soins de santé, l’emploi, le social, et que sais-je encore…

A ce jour, suite à l’irresponsabilité de notre Gouvernement, notre jeunesse constitue un casse-tête face à la nouvelle citoyenneté, parce qu’elle se lance beaucoup plus dans des pratiques malsaines d’antivaleurs au niveau des différentes couches sociales. Les bonnes mœurs se traduisent par la corruption avérée, la tricherie réitérée, la réussite et l’embauche sont conditionnés à la prostitution… la jeunesse est tellement plongée dans des mauvaises pratiques suite au manque d’encadrement adéquat, à tel enseigne que la jeunesse éprouve maintenant des difficultés à changer sa mentalité. Or que, le changement de mentalité constitue le socle du développement pour notre jeunesse ; notre jeunesse oublie aujourd’hui que l’avenir de la RDC lui appartient.

Posons-nous une question, « qui étaient ceux qui président aujourd’hui à notre destin à l’époque du Maréchal Mobutu ? », bon nombre d’entre nous étions des jeunes étudiants, mais aujourd’hui c’est nous qui endossons la responsabilité de diriger le pays, à cela, pensons vite à l’avenir car cela part des principes fondamentales de semailles, quand d’autres plantes vieillissent, il faut prendre soin de cultiver les jeunes plantes qui vont assurer la relève…  Les jeunes d’aujourd’hui sont les dirigeants de demain. Mais le grand mal est que bon nombre d’entre eux n’incarnent pas le changement des mentalités. La jeunesse d’aujourd’hui demeure celle du hier, de l’ancienne citoyenneté possédant seulement les droits mais ignorant les devoirs et abandonnant de lutter pour les affaires collectives, le RES PUBLICA (chose publique, les affaires de l’Etat), mais loin d’être une jeunesse de la nouvelle citoyenneté qui prône l’état d’esprit et le délaissement des antivaleurs.

La corruption ayant élu domicile dans le système de notre enseignement, notre jeunesse, avec l’implication négative de notre gouvernement à perdu totalement son niveau scientifique (le niveau est au rabais), dans l’ancien temps, les ressortissants de nos pays limitrophes venaient étudier et se faire soigner ici en République Démocratique du Congo, mais hélas ! Aujourd’hui où sommes nous ?

Nos diplômes d’université ne sont pas considérés en Europe, en 2011, un journal africain avait publié les 10 meilleures universités de notre continent, mais la RDC ne s’était pas retrouvée dans la liste. Allez-y comprendre… le Maréchal Mobutu disposait 35% du budget annuel aux secteurs de l’éducation et de la santé, mais dans les années qui viennent de passer, notre gouvernement n’avait disposé que 7,9% seulement pour ces deux secteurs si important, ce qui est inadmissible… La plupart des jeunes congolais affirment ne pas vraiment suivre la politique intérieure, ni les informations, ils se donnent beaucoup plus aux films, émissions, sports, musiques, ce n’est pas si mauvais, sauf que ces derniers ne suffisent pas pour le Congo de demain, ça semble constituer une distraction pur et simple à l’égard de la responsabilité que la jeunesse pourra assumer demain ou le lendemain…

La jeunesse congolaise qui détient aujourd’hui une grande portion de notre population doit s’approprier de son destin en luttant et en faisant la campagne de changement de la mentalité congolaise, basée sur les sept fondements de l’éthique de la nouvelle citoyenneté, notamment : l’amour de la patrie, le sens de la responsabilité, l’honnêteté et l’intégrité morale, le travail bien fait, le caractère sacré de la vie humaine, le respect de la chose publique et la participation publique. Ce qui fera de notre jeunesse une jeunesse responsable sur qui tout le monde pourra se compter pour l’avenir de notre pays, la République Démocratique du Congo.

A l’heure actuelle, face à la nouvelle citoyenneté le changement des mentalités constitue l’élément majeur pour notre jeunesse consciente de sa responsabilité devant Dieu et la Nation. D’où, la jeunesse doit incarner non seulement ses droits civils, politiques, économiques et sociaux mais aussi et surtout l’esprit de la promotion collective de la démocratie et de sa patrie, car  la citoyenneté est la base fondamentale pour le Congo de demain.

Nous sommes tous donc appelé à apporter notre pierre à l’édifice, chacun à son domaine, mais pour y arriver, il nous est impérieux d’intérioriser certaines notions de morale, d’éthique, du respect, de sens d’honorabilité, de dignité et de fierté.

C’est vrai que le vent de la mondialisation souffle et personne ne peut y échapper, la mondialisation qui veut qu’aucun pays ne vive aujourd’hui en autarcie ou en vase clos, nous sommes appelés aux échanges de cultures, et de connaissance ainsi qu’aux partages d’expériences.

Le monde est devenu un seul village planétaire, donc on parle de la suppression des frontières, c’est comme ça que nous avons l’Union Africaine « U.A », l’Union Européenne « U.E », SADEC, CEDEAO, etc.

C’est pourquoi, j’appelle les jeunes à jouer un rôle à part entière dans la politique nationale en s’adhérant dans des différents Partis politiques de la place selon vos convictions.

Soucieux de l’intégration dans l’échiquier national qu’international, je ne cesse de mettre la main dans la patte chaque fois que de besoin pour booster les talents de la jeunesse partout en République Démocratique du Congo. Comme je l’ai toujours fait à Kasangulu, c’est comme ça qu’on parle aujourd’hui de l’ISTA/Kasangulu pour ne citer que cela, toujours dans le souci de doter ce coin des Instituts supérieurs adéquats.

Il est aussi vrai que la situation socio-économique de notre pays ne permet pas d’assurer un très bon encadrement à notre jeunesse suite à la modicité des salaires et impaiements des Instituteurs, enseignants, professeurs des Universités d’une part et d’autre part les jeunes se lancent au débrouillardise à n’importe que prix pour pallier tant soit peu au besoin faute des moyens conséquents ; - Il y a aujourd’hui le phénomène enfant de rue, appelé communément « Chequé », Kuluna, même si ce phénomène n’existe pas dans notre province mais il faut le prendre en compte.

A la jeunesse, certes, le temps est dure pour les parents qui doivent subvenir à vos besoins mais qui, malheureusement contre leurs bonnes volontés se trouvent être bité aux multiples difficultés liées à la mauvaise politique gouvernementale.

C’est pourquoi, je demande à notre gouvernement à créer des opportunités pouvant permettre à Promouvoir la participation inclusive des jeunes dans la vie publique.

Quant à moi, je me remets à votre disposition pour des suggestions et des éventuelles questions.

J’ai dis et je vous remercie !

Fait à Madimba, le 14 Août 2015

Jean Claude VUEMBA LUZAMBA

Député National 



15/08/2015
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