L’Opposition entame la campagne électorale en ordre dispersé

Journal du Citoyen n°01 du 07 au 13 Novembre 2011

L’Opposition entame la campagne électorale en ordre dispersé

En campagne pour les élections présidentielles et les législatives du 28 Novembre 2011, l’opposition politique chemine en ordre dispersé. La tendance de l’opposition qui soutient la candidature d’Etienne Tshisekedi et celle qui s’était réunie à l’hôtel Sultani sous la conduite de Léon Kengo, Vital Kamerhe et Thomas Luhaka du MLC, pour la présidentielle et à harmoniser ses listes pour les législatives.

« Là où nous avons échoué, c’est d’avoir, le 28 Octobre, démarré la campagne électorale sans liste commune des candidats de l’Opposition responsable aux législatives », avoue le député Jean Claude Vuemba, Président du MPCR.

En effet, explique-t-il, « tous les partis de l’Opposition ont aligné des candidats dans les 65 circonscriptions électorales à un siège, sans tenir compte des députés sortants ». Pourtant en 2009, tous les partis avaient accepté sa proposition en trois volets :

  1. Identification des partis de l’Opposition ;
  2. Elaboration d’un programme commun de gouvernement ;
  3. Gestion des ambitions avec cinq cents (500) candidats communs à la députation nationale, un candidat commun et unique à la présidentielle.

La confiance ne règne pas, non plus, au sein des partis (toutes tendances confondues) où il a été remarqué, notamment à Bukavu (Sud-Kivu), des choix « familiaux » dans la désignation des suppléants.

« Tirant la leçon de la dernière législature, de nombreux candidats à la députation du Sud-Kivu ont carrément choisi des membres de leur famille proche comme suppléants afin de mieux s’assurer de leur docilité », rapporte l’agence Syfia.

« Le Code de bonne conduite invite les partis politiques et les candidats à la tolérance et au respect mutuel », rappelle par ailleurs la CENI aux partis et candidats dont les sympathisants sont impliqués dans la destruction des affiches et des échauffourées.

Et à l’Opposition politique qui se plaint de « manifestations pacifiques réprimées par la police », le commissaire général de la police nationale congolaise, Charles Bisengimana, répond : « On ne peut pas vouloir la démocratie, l’ordre, la discipline et, en même temps, vouloir casser, piller, tuer, blesser ou molester les gens ».

Entre-temps, un présidentiable de l’Opposition a informé la CENI d’avoir « commencé » la campagne à ses « risques et périls », sans attendre la mise à sa disposition de la « garde de 25 policiers en formation » prévue à l’article 110 bis de la loi électorale.

L’argent, cet autre nerf de la campagne électorale, pose problème. « Les candidats de mon parti à Kisangani pour retirer les fonds de campagne électorale, alors que je n’ai même pas encore démarré la mienne », ironise un député dont les indemnités de sortie « ne sont pas encore payées.

Angelo MOBATELI



12/11/2011
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